Le temps et le risque
L'essentiel en 30 secondes
Les notions à connaître
- Gestion du temps
- Ensemble des méthodes permettant à l'organisation d'utiliser le temps disponible de façon efficace : planification des activités, fixation d'échéances, ordonnancement des tâches et hiérarchisation des priorités. Exemple : un restaurant planifie ses commandes de denrées et l'organisation du service pour être prêt au coup de feu de midi.
- Planification et ordonnancement
- La planification fixe les objectifs et répartit les activités dans le temps ; l'ordonnancement organise l'enchaînement des tâches (ordre, durées, antériorités) pour respecter les délais. Un planning ou un diagramme de Gantt visualisent ces tâches dans le temps. Exemple : pour organiser un salon, on ordonne la réservation de la salle, l'envoi des invitations puis l'installation des stands, chaque tâche ayant une date limite.
- Anticipation et prévision
- Anticiper, c'est se préparer aujourd'hui à ce qui pourrait arriver demain ; prévoir, c'est estimer une valeur future à partir de données passées et présentes (tendances, saisonnalité). « Gérer, c'est anticiper » : la prévision réduit l'incertitude mais ne la supprime jamais totalement. Exemple : un magasin prévoit une hausse des ventes en décembre à partir de l'historique et augmente ses stocks à l'avance.
- Risque
- Événement futur, incertain, indépendant de la volonté de l'organisation, dont la survenance aurait des conséquences dommageables sur son activité ou ses résultats. Le risque se mesure en croisant sa probabilité de survenance et la gravité de ses conséquences. Exemple : le risque d'un incendie d'entrepôt, d'une cyberattaque ou de la défaillance d'un fournisseur unique.
- Identification et évaluation des risques
- Démarche qui consiste d'abord à recenser les risques auxquels l'organisation est exposée (risques financiers, opérationnels, informatiques, environnementaux, humains), puis à les évaluer selon deux critères : la probabilité qu'ils surviennent et la gravité de leur impact. Exemple : une entreprise identifie le risque de fuite de données clients et l'évalue comme peu probable mais très grave.
- Cartographie des risques
- Représentation visuelle qui positionne chaque risque identifié sur une matrice à deux axes : la probabilité (de faible à élevée) et la gravité (de faible à élevée). Elle permet de hiérarchiser les risques et de concentrer l'action sur ceux qui sont à la fois probables et graves. Exemple : un risque très probable et très grave (case rouge) devient une priorité de traitement immédiate.
- Prévention, protection et transfert du risque
- Face à un risque, l'organisation peut agir sur sa cause en réduisant sa probabilité (prévention), agir sur ses effets en limitant ses conséquences (protection), le transférer à un tiers (assurance, sous-traitance) ou l'accepter. Exemple : sauvegarder ses données chaque nuit (pré informatique) et souscrire une assurance contre l'incendie (transfert).
Les erreurs à éviter en sciences de gestion et numérique
Confondre le risque avec le danger, ou avec un problème déjà survenu.
Le risque est un événement futur et incertain : il n'a pas encore eu lieu. Un incident déjà survenu n'est plus un risque mais un sinistre ou un dommage. Le danger est la source potentielle du risque, tandis que le risque est la probabilité que ce danger se réalise avec des conséquences.
Croire qu'évaluer un risque se limite à mesurer la probabilité qu'il survienne.
L'évaluation d'un risque croise TOUJOURS deux critères : sa probabilité (chance qu'il se produise) et sa gravité (importance de ses conséquences). Un risque peu probable mais catastrophique peut être plus prioritaire qu'un risque fréquent mais bénin. C'est tout l'intérêt de la cartographie des risques.
Confondre prévention et protection.
La prévention agit sur la cause pour réduire la probabilité que le risque survienne (ex. : former les salariés, sécuriser les accès). La protection agit sur les effets pour limiter la gravité si le risque survient malgré tout (ex. : extincteurs, sauvegardes, assurance). L'une empêche, l'autre amortit.
Penser que la prévision supprime totalement l'incertitude.
La prévision réduit l'incertitude mais ne l'élimine jamais : elle s'appuie sur des données passées pour estimer l'avenir, or l'avenir peut toujours démentir les tendances (crise, aléa). C'est pourquoi la décision reste souvent prise en univers incertain, et pourquoi l'organisation doit gérer le risque, pas seulement le prévoir.
Sais-tu répondre à ces questions ?
Les corrigés détaillés sont dans le quiz du chapitre.
- Quelle formule résume le lien entre gestion et temps en sciences de gestion ?
- Comment définit-on un risque en sciences de gestion ?
- Sur quels deux critères évalue-t-on un risque ?
- À quoi sert une cartographie des risques ?
- Quelle réponse au risque consiste à agir sur la cause pour réduire la probabilité qu'il survienne ?
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